Butembo : Les habitants de Ruhenda victimes de dernier déguerpissement étaient dans la rue, pour dénoncer la tracasserie policière

Par Guy Aezema.

Les habitants de Ruhenda victimes de dernier déguerpissement intervenant depuis l’année 2020, sont descendus dans la rue de Butembo au Nord-Kivu mercredi 28 octobre dernier, pour dénoncer la tracasserie policière leur infligée.

Le porte-parole des déguerpis qui explique le pourquoi de cette manifestation, indique que ces éléments de l’ordre sont envoyés par leur responsable.

 » Si nous avons marché aujourd’hui, c’était pour dénoncer la barbarie ainsi que la tracasserie militaire dont, nous sommes victimes ces derniers temps. Oui, de la part des policiers envoyés par le colonel monsieur Mbambi Richard », Matata Bienfait, porte-parole des déguerpis à Ruhenda.

En réaction, le responsable de la police ville de Butembo rejette en bloc toutes ces accusations. Il croit seulement à la haine et à la xénophobie.

 » Je n’ai pas droit de céder une parcelle parce que je suis commandant. Je peux laisser la parcelle à la personne qui a gagné le procès. S’il vous plaît, je ne peux pas construire quelque chose puis qu’on vienne détruire le matin ou le soir, non. C’est pourquoi j’ai mis les policiers dans mon chantier. Vous savez c’est de la haine et la xénophobie. Parceque je vous dis c’est depuis 2015. Mais la partie querellée, c’est depuis 2020, ici ou là fin 2019. Maintenant lorsqu’ils savent, qu’ils n’ont pas raison, il faut faire marcher les petits enfants, parcequ’ils peuvent être manipulés facilement et la personne qui est à la tête, qui se dit porte-parole, n’a même pas un opet de terre là-bas.

Les déguerpis dans leur mémo de ce mercredi ont demandé que les enquêtes indépendantes soient ouvertes. Leur porte-parole reste convaincu que les résultats de ces enquêtes pourront éclairer sur les véracités des faits.

« Je pense bien qu’il n’est pas l’unique étranger avoir construit des maisons en ville de Butembo. D’autres maisons sont là, mais elles n’ont jamais été sécurisées par les policiers. La présence des policiers dans son chantier montre, qu’il ya même un ça ne va pas dont lui-même est témoin. Nos recommandations, nous avions demandé aux institutions supérieures surtaxe à l’auditorat de Beni, à l’auditorat de Goma et à l’auditorat de Kinshasa d’envoyer les gens pour des enquêtes », a-t-il dit.

Depuis le déguerpissement, le courant ne passe plus entre les victimes et la police accusée de travailler de mèche avec les déguerpisseurs.

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