Cour constitutionnelle : Un agent suspendu pour avoir suspecté le président a.i de corruption dans une lettre ouverte

Par Diego Kayiba

Le greffier principal chargé du personnel du greffe de la cour constitutionnelle a ouvert une action disciplinaire et suspension à charge de monsieur Prosper Kukwakana ayant comme fonction: agent de collaboration au service greffe constitutionnelle pour les fautes disciplinaires suivantes : Avoir écrit au président a.i de la cour constitutionnelle une lettre ouverte, avec intention de procurer à autrui un avantage illicite ou à dessein de nuire, commis outrage à la haute autorité de la juridiction en la personne de Evariste Funga Molima Mwata.

En lui, imputant faussement des propos mensongers selon lesquels, à la réunion de service tenue par lui-même en date du 03 décembre dernier, et à la quelle avait participé personnellement en partie le greffier en chef de la dite cour ; Il avait révélé que ce dernier avait détourné en répétition plus de 50.000.000 FC (Sommes prévues dans le Budget du greffe et lui destinées à titre des fonds de recherche scientifique pour gérer). Et ce, pendant la période du premier confinement dû à la Covid-19 ; sans donner aux greffiers les frais de transport pour eux et leurs enfants et sans faire soigner ces derniers.

En outre, pour avoir encore imputé au greffier en chef de la cour constitutionnelle et son collaborateur chargé des finances du greffe, en la personne de Monsieur Loutonadio Théophile détourné la somme de 104.000.000 FC, somme prévue au Budget du greffe en chef pour gestion à titre de frais de fonctionnement du greffe et frais des recherches scientifiques ; Sans donner aucun sou aux greffiers de cette cour.

Il accusé également le greffier en chef d’organiser un système de rétrocommission avec le service financier de la cour de céans en vue de faciliter des actes odieux.

Ces faits à l’endroit des autorités de la cour constitutionnelle susmentionnées étant grave et ayant souillé l’honneur et la dignité de ces deux personnalités, constituent un manquement grave aux devoirs de leurs état et fonctions.

Sur ce, la cour constitutionnelle invite son agent auteur de ce fait de présenter des justifications écrites dans le délai de la loi.

Le présent procès verbal ouvre d’office à la date de sa signature, l’action disciplinaire et une suspension de durée de 3 mois à charge de surnommé.

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