Éducation : Cardinal Ambongo décidément, violateur de l’article 13 de la constitution dans sa décision discriminatoire et marginalisante dans les écoles catholiques

Par Jean-Vallery Makanda

À une semaine de la rentrée scolaire le Cardinal Fridolin Ambongo viole décidément l’article 13 de la constitution en prenant une décision ségrégationniste et marginalisante qui stipule ce qui suit :
À partir de l’année 2020-2021, est autorisé à enseigner à une école primaire conventionnée catholique, seulement les fidèles catholiques, annonce le Cardinal Ambongo.

«Tout enseignant de l’école primaire conventionnée catholique sera un fidèle catholique, une mesure qui va impacter de manière positive la foi catholique et va préserver les valeurs et l’image de marque des écoles catholiques », estime le Cardinal Ambongo lors de son homélie de dimanche récent.

En plus de cela, il promet de sanctions très draconiennes aux curés et coordonnateurs des écoles primaires conventionnées catholiques, qui n’en exécuteront pas.

Cette décision viole tout d’abord la laïcité de l’État Congolais reconnue dans la constitution dans son article 1, plus grave encore dans cette mesure, l’article 13 de la même constitution de notre pays est foulée aux pieds au profit d’une religion, cet article stipule que : « Aucun Congolais ne peut, en matière d’éducation et d’accès aux fonctions publiques ni à aucune autre matière, faire l’objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte de la loi ou d’un acte de l’exécutif, en raison de sa religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de sa résidence, de ses opinions ou de ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique ».

Reconnu comme un homme modèle, respectueux des textes de la constitution et des lois de la République, cette fois-ci le Cardinal Fridolin Ambongo est tombé plus bas, en prenant une décision non seulement ça viole la constitution, mais c’est plus qu’un tribalisme ou un racisme en plein 21ème siècle et dans un pays démocratique et laïc.
L’État congolais est devant ses responsabilités, pour annuler cette décision ségrégationniste, discriminatoire et marginalisante en violation de la constitution.

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