Goma: « Implication des personnes ressources féminines dans différents programmes des médias », sujet d’un atelier organisé par les Coracon

Par Guy Aezema

À l’occasion du 29ème édition des 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes et des enfants, le Collectif des Radios et Télévisions Communautaire a organisé ce vendredi 04 décembre 2020 à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, une table ronde sous la thématique : »L’implication des personnes ressources féminines dans différents programmes des médias du Nord-Kivu ».

Selon Mr. Jacques Vagheni , coordinateur du Coracon réseau, cette table ronde visait à mettre en place des stratégies qui pousseront la femme à s’intégrer librement dans le monde des médias voire à tous les niveaux.

« Nous avons constaté que la femme n’intervient que quand il s’agit des sujets qui concernent le genre, dans des émissions radiophoniques ainsi que télévisées. Les femmes interviennent moins pendant qu’elles ont quelques choses en tête. Mais, il est très difficile pour elle, de s’exprimer librement devant le micro soit la caméra. Après cette table ronde débat, l’objectif est de prendre les recommandations des participants pour qu’on puisse aboutir à un résultat positif d’où la femme sera impliquée a tous les niveaux dans les activités politiques, sociales etc… »

Les expériences des différents journalistes participants à cette table ronde, poussent à dire que les femmes ne font pas de bonnes personnes ressources parceque celles-ci sont souvent indisponibles à répondre correctement à leurs questions d’interview quand il s’agit des émissions, elles n’ont pas souvent le courage de se déplacer vers les journalistes animateurs des émissions, mais aussi elles sont souvent moins informées par rapport aux hommes.

Selon madame Clarice Zindula de la maison de la femme Goma, le fait que la femme est timide devant le micro ou la caméra n’est autre que culturel, mais aussi le perfectionnisme féminin.
« En Afrique, dès l’enfance les parents apprennent aux enfants filles qu’une femme ne doit pas parler en publique, étant donné que les médias constituent un espace public, la femme a toujours tendance à prendre des réserves devant les micros et caméras. L’autre facteur qu’il faut aussi considérer, c’est la recherche de la perfection, quand une femme doit intervenir dans une émission ou une interview, elle veut tout simplement être parfaite, c’est ainsi que quand elle sent qu’elle n’a pas assez d’arguments par rapport au sujet lui proposer, elle préfère garder son silence sinon, ce n’est pas une question de capacité je dirais que c’est aussi plutôt question d’expérience ».

Les erreurs des femmes sont souvent un sujet de moqueries que celles des hommes, c’est une chose qui frustre la femme et la pousse a éviter les médias. Le journaliste doit la mettre en confiance, bien la préparer pour l’interview autant que les hommes, respecter son opinions quand elle refuse de répondre a telle ou telle autre question. Ajoute Madame Marie Noëlle Kabuya Directrice des informations à Mishapi voici TV.

Signalons que cette activité a eut deux grandes parties dont, la première était le débat et la seconde partie était composée des recommandations où plusieurs participants ont adressé leurs recommandations au coracon, d’organiser des activités similaires, aux médias des promouvoir les femmes, et de continuer avec les sensibilisations pour que cette situation de réticence des femmes comme personnes ressources prenne fin.

Aux femmes elles mêmes, de lutter pour qu’elles se donnent un nom au sein de la communauté de manière à ce qu’elles soient incontournables pour les interviews ainsique des émissions traitant n’importe quel sujet.

Quand a Valéry Mukosasenge journaliste en ville de Goma, il recommande au parti au pouvoir de respecter la constitution congolais, qui prônent la parité. Il recommande a celui-ci de tenir compte du 50|50 lors de l’élaboration du nouveau gouvernement.

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