Lomami/Kabinda : Torturé par l’ANR le patron de l’établissement BB de Kabinda, Luc Ndjibu Lusuna est entre la vie et la mort

Par Diego kayiba

Le patron de l’établissement BB, monsieur Ndjibu Lusuna Luc domicilié dans la ville de Kabinda se trouve entre la vie et la mort.
En effet, un litige portant sur la créance de 10.000 $ issue de la vente intervenue d’un véhicule d’occasion marque Howo entre la victime précitée, qui est congolais et monsieur Adam ABAKOR MOHAMED, qui est un sujet Somalien.

Ainsi, cette vente a été conclue à Kabinda par les deux parties en personne vers Juin 2018. S’estimant être préjudicié par le retard de paiement, monsieur Adam ABAKOR avait saisi un cabinet d’avocats Kifwabala et associés, pour initier une procédure en réclamation de la dite créance devant le Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi sous RC 30320 et l’affaire y est encore pendante.

Contre toute attente, je ne sais quel mécanisme juridique, le service de l’ANR, qui n’est qu’un organe spécialisé en matière de sécurité de l’État conformément à ses attributions régaliennes s’est évertué à interpeler, arrêter et torturer, déshabiller et tabasser copieusement le paisible citoyen congolais sous prétexte, selon le message que l’ANR/Lomami aurait reçu du Conseil National de Sécurité à travers l’administrateur général, l’intérêt égoïste d’un sujet Somalien prime sur le respect de la constitution et des autres lois du pays, qui instituent les juridictions loyalement compétentes quant à ce.

Tout compte fait, se camouflant dans le fameux message venu de Kinshasa, ce, malgré la lettre du Procureur Général de Lomami interdisant au Directeur provincial de l’ANR/Lomami les poursuites contre le sujet Congolais à propos de ce litige, en se basant sur des motifs loyaux et légitimes en la matière et surtout les cachots de l’ANR ont été fermés sur toute l’étendue de la République.
La victime précitée a été arrêtée et coffrée au cachot en date du 09 au 10 de ce mois en cours où, après l’avoir torturé et tabassé copieusement au nom de la loi de la force, la victime se trouve maintenant entre la vie et la mort à l’hôpital général de référence de Kabinda.

La grande problématique se pose autour de la motivation qui a prévalu dans le chef des responsables tant nationaux que provinciaux de service de l’ANR ayant jeté au mépris l’une des décisions du Chef de l’État relative à l’instauration de l’État de droit, dont le respect s’impose à tous.

À cet effet, nous remontons la filière de cette dénonciation à l’autorité du Chef de l’État et autres autorités nationales compétentes à décourager cette anti-socialité, qui continue à sabboter les acquis positifs issus de l’alternance intervenue au sommet de l’État.

On se pose la question de savoir au nom de quelle logique, un citoyen ds son pays peut subir une telle humiliation et atteintes physiques de la sécurité de son pays, visiblement utilisée par un sujet étranger et dans un dossier civile d’ailleurs en cours d’instruction au TGI ?

Il faut noter aussi, que la victime a passé nuit au cachot de l’ANR avant d’être torturé en tenue d’Adam principalement sur ses parties intimes, c’est parce qu’il a refusé de donner à ses bourreaux la somme de 3000$.

Il y a quelques mois, un agent de l’ANR a tué une personne du village Kiungu, secteur de Bekalebwe, territoire de LUBAO dans la même province. Si à l’Est du Congo les exactions sont commises par les rebelles, à Lomami celles-ci sont l’œuvre de services publics. À qui finalement se fier.

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