Nord-Kivu : Le Forum de paix demande au chef d’état major général de relever les unités et leurs commandants pour avoir servi depuis des années à Beni

Par Guy Aezema

Le forum de paix de Beni dénombre 191 cas de violations des droits humains dont 105 personnes massacrées en un seul mois de février en ville et territoire de Beni ainsi qu’en Ituri et demande le relèvement de toutes les unités engagées dans les opérations Sokola 1 et leurs commandements.

Dans un rapport de monitoring de protection civile du premier au 28 février 2021, le bureau exécutif du forum de paix de Beni a documenté 125 personnes massacrées,34 cas d’enlèvement des civils parmi lesquels 13 avaient obtenu la libération,12 cas d’incendies de maison d’habitation et de commerce,12 cas des vols à mains armées, 9 cas d’assassinat,8 cas d’embuscade tendues contre les véhicules et motos des passagers, 4 cas de menace de mort, 3 cas des violences sexuelles, 3 cas de la justice populaire et 1 cas d’arrestation arbitraire.

Aux côtés de ces violations enregistrées dans les zones de santé de Beni, Mabalako, Mutwanga, Oïcha, Kyondo, Kalunguta et Vuhovi, dans la ville de Beni, les secteurs de Beni-Mbau et Ruwenzori ainsi que la chefferie des Bashu, s’ajoutent les tracasseries militaires à la barrière du PK 5 à Paida et au pont Semuliki sur l’axe routier Beni-Kasindi où les motocyclistes sont contraints de payer 200 FC pour obtenir le passage.

Dans son communiqué n°4/S.E/FPB/2021 de ce vendredi 05 Mars, son coordonnateur Maître Justin Matete estime que ces violations des droits humains, essentiellement les massacres, sont dûs à l’activisme de l’ADF dans la zone, à la minimisation des alertes par les services de sécurité et de renseignement, au relâchement des opérations contre l’ADF, à la démotivation des militaires aux fronts à l’impulsion, à l’existence de 30 pistes poreuses à la frontière avec l’Ouganda voisin et j’en pense.

Que donc, si les unités sont demotivées par le retard de leur solde ou par la faible prime en charge de leurs dépendants par le gouvernement Congolais. Il y a risque que ces militaires engagés au front s’adonnent aux activités, qui assureraient le minimum de leur survie.

Eu égard à ce qui précède, le FPB demande au commandant Chef d’État-major général de l’armée ;
De relever toutes les unités et leurs commandants, car ayant servi depuis des années à Beni, et méritent un repos psychologique vu le lourd travail auquel, ils ont été soumis contre l’ADF dont la nuisance prend l’ampleur.

Au bureau de l’Assemblée Nationale :
De faire pression au Chef de l’État, pour que la question des massacres soit une priorité de toutes les autres dans le prochain gouvernement, presque de type » projet de 100 jours ». Faute de quoi, le parlement devra voter une loi favorisant une auto-défense par les jeunes dans les zones en proie de l’insécurité.

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