Nord-Kivu : Voici la recommandation des coordinations de la société civile contre l’insécurité au Grand Nord

Par Guy Aezema

Les membres des coordinations de la société civile de Beni-Ville et Beni-territoire, Butembo et territoire de Lubero, réunis ce jeudi 08 avril 2021, à Beni(Nord-Kivu), ont analysé la situation sécuritaire de l’heure dans leurs entités respectives qui les préoccupe au regard de l’ampleur des massacres et tueries des paisibles citoyens.

Selon eux, ces massacres ciblés et les actes terroristes répétitifs perpétrés à l’endroit de la paisible population est un génocide et un exode forcé.

Pour rappel, les organisations de la société civile ont déjà mené plusieurs actions de plaidoyers adressées au Président de la République Démocratique du Congo ainsi qu’aux diplomates aux fins de prendre des dispositions nécessaires pour que les massacres cessent, malheureusement,ces actions n’ont jamais eu une suite favorable. Au contraire,la situation sécuritaire de détériore d’avantage.

Ils encouragent et soutiennent les pressions populaires qui viennent se joindre à une série d’actions et de plaidoyers déjà entreprise par la société civile Forces vives en vue d’une prise de conscience et patriotisme responsable.

Toutefois, ces membres déplorent les actes d’intimidation,de répression des actions citoyennes par les services de sécurité qui visent à étouffer les initiatives de la population dans la recherche de la paix et de la sécurité, pourtant démocratiques et constitutionnelles.

Le récent est celui d’assassinat par balle tirée à bout portant parmi les manifestants à Kasindi,les cas des blessés par balles et les cas d’arrestations de plusieurs personnes. Déplorons également plusieurs dérapages de la part des manifestants, entre autres le refoulement des élèves dans leurs écoles par le jet des projectiles causant des blessures, l’extorsion d’argent et barricades des voies publiques contre la paisible population victime, l’utilisation des enfants dans les manifestations,les messages de la haine et d’intoxication publiés sur les réseaux sociaux contre les ONG Internationales et les entreprises commerciales,etc.

Eu égard à ce qui précède,la société civile recommande au parlement de la RDC, d’être attentif aux cris de la population, d’évaluer les actions de la Monusco et de confronter un mandat à la réalité du terrain conformément à l’article 214 de la Constitution.

Aux manifestants,de s’abstenir de violences et d’éviter des actes d’auto flagellation en victimisant davantage la communauté vulnérable et innocente.

À toute la population de maintenir cette pression mais de l’orienter vers la cible réelle, c’est-à-dire,les institutions de la République Démocratique du Congo qui sont les seules à maintenir encore la Monusco au pays.

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