RDC : L’IGF, Jules Alingete appelle les députés et sénateurs à se solidariser, pour lutter contre la corruption et les antivaleurs, qui freinent le développement du pays

Par Diego kayiba

Sous le haut patronage de l’honorable, Jeanine MABUNDA, présidente de l’Assemblée nationale, l’APNAC-RDC organise un séminaire de renforcement des capacités des Parlementaires avec comme thème : Le contrôle parlementaire, outil efficace pour la bonne gouvernance.
Ce séminaire a commencé ce vendredi 16 et se poursuit jusqu’au samedi 17 Octobre.

Prenant la parole au cours de cette activité, comme intervenant l’Inspecteur Générale des finances, Jules Alingete déclare que les proportions que nous avons atteint avec la fraude, la corruption et les antivaleurs sont devenus tels que, chacun de nous devra prendre conscience, et si nous ne faisons rien, nous risquons de laisser nos enfants dans un environnement quasiment inexistant, a-t-il déclaré.

Les Gestionnaires des entités que nous contrôlons, se trouvent être parmi des personnes les plus protégées de tous bords. C’est chaque jour, que vous êtes confrontés à des interventions, vous êtes confrontés à des visites sous forme de menace à peine voilée, et vous vous rendez compte que, cela vient de tout bord et plus particulièrement ça ne vient pas de la population, mais ça vient des institutions, de ceux là que la population a demandé de gérer la chose publique à sa place, a dit l’IGF.

De mon expérience, rares sont des entités contrôlées, où, nous ne trouvons pas des personnes qui ont des soutiens, souvent des personnes, qui accèdent à la gestion de la chose publique, sont proposées par de politiques importants, et ils sont puissamment protégées.
Ils font bénéficier à leurs parrains des fruits de leurs positionnements, qui proviennent en majorité de la corruption. C’est ici l’occasion, de vous dire que la corruption et les antivaleurs ont élu domicile dans tous les milieux sans exception, ceci rend extrêmement difficile notre travail, chaque jour constitue un challenge pour nous, a précisé l’IGF.

Je voudrais terminer ma Communication par la contribution attendue par l’inspection générale des finances du parlement de la République, que vous constituez, comme vous avez eu à vous en rendre compte le parlement étant une institution hautement politique sa détermination dans l’éradication du fléau, qui freine le développement de notre pays est un atout indéniable attendu par l’inspection générale des finances.
Honorable députés et sénateurs, représentants du peuple congolais, qui se trouve au plus fond dans le milieu où vous pouvez jamais imaginer la misère, le sous développement, la misère n’ont ni majorité ni opposition, mais le sous développement ont des effets sur vos enfants, frères, sœurs et parents, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ces fléaux ne choisissent pas de camp politique, a insisté l’Inspecteur Général des finances, Jules Alingete.

Moi, je pense que vous devez vous solidariser, se mettre ensemble, pour lutter contre ces antivaleurs, qui n’ont pas de couleurs politiques, dont ses effets ne choisissent pas vos couleurs politiques.
Je sollicite donc de vous tous, honorables députés et sénateurs représentants du peuple congolais et aussi de garants de l’avenir de nos enfants un accompagnement sans faille aux actions, que nous sommes en train de mener pour le moment.
Le front tel que Bukangalonzo avec près de 200 millions de dollars de contribuables congolais tombés dans un gâchis du jamais vu, de front comme le go pass que vous payez, avant de voyager, de front comme le péage sur nos routes telles que la route nationale de Kongo-Central, de Kasumbalesa, de Kolwezi et Likasi avec des millions de dollars payés déjà par les contribuables congolais et avec des routes, qui n’ont aucune commune mesure avec le sacrifice consenti par ces derniers, de front comme la gestion de fonds Covid-19, de front comme le coulage des recettes constaté avec des exonérations fantaisistes si pas de monnayées, de front comme la gestion catastrophique du portefeuille de l’État et de nos provinces méritent une attention soutenue de nos autorités, a conclu Jules Alingete.

D’après l’IGF, Jules Alingete, la justice ne nous aide pas dans notre travail parce que quand on soumet le rapport final de notre mission, elle doit le mettre en application comme tel, puisque la justice est considérée comme le dernier rempart de la nation, si la justice se perd, c’est toute une nation qui disparaît.
Il a également décrié le manque de frais de fonctionnement de l’inspection générale des finances depuis son arrivée, il y a trois mois, qu’il n’a jamais vu par où cet argent passe, mais cela ne va pas m’empêcher à bien faire mon travail.

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