RDC : Pour crimes commis contre l’humanité, Roger Lumbala arrêté à Paris par le parquet antiterroriste

Par Diego Kayiba

Dans un communiqué de presse, le parquet antiterroriste de la République Française tient à signaler qu’une information judiciaire a été ouverte le samedi 02 Janvier dernier contre Roger Lumbala, à l’issue d’une enquête préliminaire ouverte en décembre 2016 l’égide du pôle Crimes contre l’Humanité. Crimes et Délits de guerre le concerné a été mis en examen par le magistrat instructeur des chefs de complicité de crimes contre l’humanité et de participation à un groupement formé en vue de la préparation de crimes contre l’humanité.

Lors du gouvernement dit de transition dans notre pays vers les années 2004-2005, Roger Lumbala Tshitenga fût ancien Ministre, il avait par ailleurs rejeter en bloc toutes accusations sur sa personne contenues dans le premier rapport de l’ONU en 2003.

Il lui est reproché des crimes commis entre juillet 2002 et janvier 2003 en RDC plus précisément dans l’ex province Orientale, visant la population civile. Le monsieur aurait participé en qualité de dirigeant du groupe armé <>, dans le cadre de l’opération armée dite « Effacer le tableau », ces derniers ont pris place dans le contexte de guerre civile ayant ensanglanté la RDC entre 1998-2003 a précisé le parquet national antiterroriste. Pour le moment Roger Lumbala reste placé sous détention provisoire.

Roger Lumbala, ancien député de opposition, dirigeait à l’époque le Rassemblement Congolais pour la Démocratie nationale (RCD-N). Ce groupe armé, fondé en 1998, a été accusé dans plusieurs rapports des Nations Unies de viols, d’exécutions sommaires, d’enlèvements, de mutilations et de cannibalisme dans l’Ituri (Nord-Est), principalement contre les ethnies Nande et Twa Pygmées.

Il s’agit de la première mise en examen prononcée dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte sur la base du rapport Mapping de l’ONU concernant les violations les plus graves des d’Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003″ en RDC, peut-on lire dans le communiqué. Pour rappel il y a déjà 10 ans que ce rapport choc a été rendu public, il documentait plus de 610 violations des droits de l’homme (viols systématiques, tueries y compris toutes les guerres que la RDC a connu depuis (1996-98 et 1998-2003).

En janvier 2003, un rapport préliminaire de la Mission des Nations Unies en RDC avait accusé le RCD-N de Roger Lumbala et son allié, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, de s’être livrés à des actes de cannibalisme sur la population en Ituri. Recherché par Kinshasa pour d’autres accusations de rébellion, Roger Lumbala avait pu rentrer brièvement d’exil en 2017 après la signature d’un accord de co-gestion conclu entre le pouvoir et l’opposition dit accord de la Saint Sylvestre ou de la CENCO.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de

presse.

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